Historique

En 1989 se tient un sommet économique faisant état de l’appauvrissement du quartier et des changements socio-démographiques importants. Suite à ce sommet regroupant les intervenants du quartier et des citoyen-nes, se forme le Conseil communautaire d’Ahuntsic (qui fusionnera en février 1999 avec Ahuntsic un quartier en santé, formant ainsi Solidarité Ahuntsic). En 1991, le Conseil communautaire d’Ahuntsic, avec l’aide d’un organisateur communautaire du CLSC et le soutien financier de la Société de St-Vincent-de-Paul, met sur pied les Cuisines collectives d’Ahuntsic.

Constatant rapidement les limites de cette formule pour rejoindre les personnes les plus pauvres et isolées, on élabore l’idée d’un service de dépannage alimentaire.  Ce projet mène à l’assemblée de fondation du SNAC en octobre 1992.

Dès le départ, le SNAC se fixe le double objectif suivant:
– offrir un dépannage alimentaire adéquat
– favoriser l’action communautaire et l’implication individuelle et collective des personnes les plus isolées.

En 1993, les Cuisines collectives n’existent plus comme telles, mais le SNAC assure l’organisation d’un comptoir de dépannage alimentaire et de repas communautaires. Le SNAC obtient son numéro de charité et devient membre du Conseil communautaire d’Ahuntsic. À cette période la situation financière du SNAC est très précaire et les services sont menacés.

En 1994, les représentants de la Société canadienne des postes offrent au SNAC une camionnette au coût de 1,00 $ afin d’assurer le transport de denrées.
Le SNAC est également accrédité par la Régie régionale de la santé et des services sociaux. Moisson-Montréal devient le fournisseur en denrées alimentaires.
En partenariat avec Emploi-Québec et la Corporation de développement économique et communautaire Ahuntsic-Cartierville, quinze sessions en pré-employabilité sont offertes à des participants du dépannage alimentaire prestataires de l’assistance-emploi n’ayant pas terminé leurs études secondaires.
Le Magasin-Partage de Noël tient sa première édition dans Ahuntsic, au SNAC, et dans plusieurs quartiers de Montréal.
Un projet Resto-école complémentaire aux initiatives de formation en pré-employabilité est mis sur pied mais doit être fermé l’année suivante en raison de contraintes financières.

En 1996, Centraide devient l’un des bailleurs de fonds du SNAC.

En 1997, on assiste au dévoilement des fiches de la recherche-action effectuée par Monsieur Jean Panet-Raymond, professeur de service social de l’Université de Montréal. Une journée de réflexion se tient également en avril.
Madame Claude Ampleman quitte la direction du SNAC et est remplacée par Madame Anne Gagnon.

En 1998, le SNAC procède à l’embauche d’une animatrice des cuisines collectives qui deviendra la deuxième employée permanente du SNAC.
En juin, un premier projet de jardin communautaire est organisé au SNAC, mais le manque de ressources ne donne pas long feu à ce projet.
En septembre, le SNAC, en collaboration avec d’autres organismes du quartier, lance la première édition des trousseaux scolaires.
En novembre, le SNAC accueille un groupe d’achat de denrées alimentaires constitué de 15 à 20 personnes, et ce, à chaque mois.

En 1999, le SNAC obtient son accréditation du programme de soutien en éducation populaire autonome.

En 2000, le SNAC accueille une troisième permanente dans son équipe, l’organisatrice communautaire. Au cours de la même année, le SNAC quitte ses locaux de la rue Panet pour le Centre communautaire d’Ahuntsic.

En 2001, le SNAC procède au lancement d’un livre de cuisine créole.

En 2002, le SNAC embauche son quatrième employé permanent, le cuisinier, qui prépare 150 repas par semaine.

En 2008, le SNAC lance son projet d’épicerie communautaire.

En 2009, le SNAC procède à l’embauche d’une cinquième employée permanente, l’intervenante psychosociale.

En 2010, le SNAC inaugure sa nouvelle cuisine.

En 2011, Madame Anne Gagnon quitte la direction du SNAC et est remplacée par Madame Chantal Comtois, qui occupait jusqu’à ce moment, le poste d’intervenante communautaire et qui avait auparavant été responsable de l’épicerie communautaire.
Des difficultés financières poussent le SNAC à restructurer certaines de ses activités ainsi que son équipe.

En 2012, le SNAC entame une réflexion résultant en un plan stratégique.  Lors de cet exercice, une analyse des activités offertes ainsi qu’une recherche des besoins du quartier sont faites.  Afin de répondre plus adéquatement aux besoins des citoyens du quartier qui ont des formations ou qui travaillent à petit salaire, le SNAC décide de bonifier l’offre des dépannages alimentaires et ouvre un deuxième point de distribution, en soirée celui-là,  au 20, rue Chabanel Ouest, les jeudis de 17 h 30 à 19 h.
L’analyse des activités et des besoins amène la direction à suspendre les cuisines collectives ainsi que l’épicerie communautaire.

Un don de 40 000 $ de la Caisse Desjardins permet enfin de remplacer le camion, outil indispensable au bon fonctionnement de nos activités.  Son lettrage nous offre une très belle visibilité dans le quartier.
De plus, Moisson Montréal accepte d’augmenter notre approvisionnement à une fréquence de 2 fois par semaine, en raison de notre deuxième point de distribution et des besoins grandissants en dépannages alimentaires du quartier Ahuntsic.
Le SNAC s’équipe d’une chambre froide d’une dimension de 6 X 8 pieds.
Les repas communautaires offerts à Saint-Paul-de-la-Croix sont dorénavant servis au Centre Scalabrini.

En 2013, le SNAC ouvre un troisième point de distribution, en matinée cette fois-ci, au 10 125, rue Parthenais, les vendredis de 10 h à 11 h 30. De cette façon, nous pouvons mieux desservir la clientèle du secteur Est.
En concertation avec l’Institut Pacifique et Solidarité Ahuntsic, des ateliers culinaires, offerts aux enfants de l’école St-Simon débutent.
Le SNAC fait l’achat d’une chambre froide afin de répondre aux besoins grandissants d’entreposage, suite à l’augmentation des points de distribution.
C’est le début des dégustations de recettes saines, faciles à faire et économiques. Le tout se fait les mercredis lors des dépannages et des recettes sont remises à ceux qui en font la demande.

Offre d’un quatrième repas communautaire aux HLM Crémazie, grâce à une subvention non récurrente de la Ville de Montréal.

En 2014, nous assistons à la naissance de l’infolettre mensuelle.
Deux nouveaux donateurs s’ajoutent à nos fournisseurs de denrées, Mamie Clafoutis et La Bête à Pain, tous deux de la rue Fleury.
Les repas communautaires du mercredi offerts au Centre Scalabrini déménagent aux HLM Crémazie.
Des ateliers de cuisine sont occasionnellement offerts aux usagers du SNAC.
Le nombre de familles aidées lors du Magasin-Partage de Noël passent de 370 à 400.

En 2015, le SNAC agrandit ses locaux avec l’ajout d’un local pour les rencontres de l’intervenant communautaire avec les usagers.
Un comité est formé pour reformuler les règlements généraux du SNAC et ceux-ci sont approuvés en assemblée générale extraordinaire.
Un nouveau poste est crée : Madame Louise Donaldson est nommée directrice adjointe. En plus d’être responsable des bénévoles et des Magasins-Partage, elle veille à la recherche de financement, à la visibilité du SNAC et gère les réseaux sociaux, dont la page Facebook qui est de plus en plus active.
Une subvention de la Ville de Montréal permet de transformer les ateliers de cuisine occasionnels en sessions de 6 ateliers afin que chaque participant puisse avoir une formation de base plus uniforme.
Afin de mieux connaître notre clientèle pour lui offrir des services les plus adaptés possible, des efforts sont investis dans l’application d’une nouvelle base de données.
Tous les bénévoles sont maintenant couverts par la CSST, advenant un accident lors du bénévolat au SNAC.
Un nouveau programme de récupération des viandes en supermarchés est mis sur pied par Moisson Montréal. Grâce à celui-ci, nous obtenons maintenant de la viande pour les repas communautaires.
Le poste de chauffeur du camion devient permanent.

En 2016, nous commençons à recevoir de grandes quantités de fruits et légumes d’un gros donateur. L’épicerie Rachelle Berry de la rue Fleury Est nous donne aussi régulièrement des denrées.

Cette entente avec le gros donateur nécessite deux ajouts : la réfrigération de notre camion et le remplacement de notre chambre froide par une ayant le double de superficie. Le financement et la réalisation de ces projets se concrétise grâce à une mobilisation de plusieurs acteurs.

En octobre, un projet pilote de café communautaire voit le jour au Café de Da : au comptoir du SNACafé, on peut se procurer café, breuvages, gâteaux et aussi les plats congelés, préparés au SNAC.

Des entreprises du quartier ont relevé le “One Bag Challenge” après avoir été mises au défi de recueillir un sac de denrées pour l’offrir à un organisme de charité en moins de 48h. Le SNAC a été l’heureux récipiendaire de ces denrées.

Agrandissement de nos locaux : nous louons l’ancien local des concierges (le 009) qui nous sert de bureau et de salle de rencontre. Le SNAC est maintenant le locataire qui prend le plus de pieds carrés dans le Centre communautaire Ahuntsic.

Un comité est formé pour élaborer un plan des mesures d’urgence qui pourra être appliqué advenant un sinistre, panne électrique ou autre, qui empêcherait la tenue des activités régulières du SNAC dans ses locaux.

Pour diversifier ses sources de financement, le SNAC prépare et vend une gamme complète de plats congelés et offre aussi un service de traiteur. Ces deux projets sont réalisés avec la cuisinière, épaulée de plusieurs bénévoles.

Bonne Boîte Bonne Bouffe met fin à son service de livraison de fruits et légumes frais, le SNAC était un de leur points de distribution depuis 2008.

Nouvelle collaboration avec Pause-Famille pour notre Magasin-Partage de Noël : l’organisme s’occupe de la portion des jouets remis gratuitement aux enfants.